Jeudi 3 février 2011
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18:49
Octobre 2010, quatre nouveaux individus arrivent.
Tous ont voyagé dans la même boîte de transport. Cette dernière était recouverte sur toute sa surface d’une bonne épaisseur de sphaigne détrempée. Ainsi les animaux y
trouvaient l’humidité et une certaine « stabilité » durant tout le voyage. De plus, ils se sont accrochés les uns aux autres.
Le groupe d’Erpeton est constitué de deux juvéniles d’environ quarante cm, d’un jeune adulte (60 cm) avec une plaie à l’œil droit et d’un adulte présentant une légère
déformation de la colonne vertébrale au milieu du corps.
L’aspect de l’œil abîmé fait penser à la fameuse maladie d’origine mycosique dont l’issue est fatale… (Voir l'article E.
tentaculatum en captivité). La mise en quarantaine s’impose.
Tous les individus semblaient en bonne santé si ce n’est une légère maigreur. Pas de réactions particulières durant les manipulations d'examen, ils semblent tous réagir
normalement.
Les travaux n’étant pas encore totalement finalisés à ma convenance, il a fallu trouver d’urgence un palliatif pour les héberger. Des boîtes de rangement en plastique,
achetées en grandes surfaces, furent la solution. Un seul impératif sinon le volume, une fermeture efficace. Un peu de bricolage et les deux boîtes sont couplées.
Ces boîtes ont une dimension modeste, 40x25x25 cm (Lxlxh). Elles avaient été achetée, au préalable, en vue d'une éventuelle reproduction, afin d'y faire grandir des
nouveaux nés. Malgrès l'étroitesse des lieux, les Erpeton s'y sont toujours bien alimentés.
Schéma simplifié de l'istallation.
Ayant voyagés ensemble, il n'y avait aucune raison de leur faire passer une période de quarantaine isolés les uns des autres. Le groupe est donc scindé en deux. Les
juvéniles d'un côté, les adultes de l'autre. Ce choix s'est imposé pour faciliter l'alimentation des animaux. Les proies, plus petites, proposées aux juvéniles seraient volontier saisies
par les adultes alors qu'ils peuvent sans problèmes avaler des poissons plus volumineux. Les petits sont alimentés avec des platys alors que les adultes sont nourris avec des vifs.
Vue de l'arrière avec installation du bulleur.
Le système de filtration est mis en place, l’eau, chauffée au environ de 28°C, est aspirée dans le deuxième bac pour être refoulée dans le premier. Deux tuyaux assurent
la circulation de l’eau d'un bac à l'autre par vase communiquant. Aucun substrat ne sera installé dans les bacs, juste deux tube en PVC pour leur fournir une accroche (Voir article E. tentaculatum en captivité). Ainsi installés, les Erpeton vont bénéficier d'une tranquillité totale, un coup d'œil le matin et un le soir suivi des
soins éventuels. Les seules interventions sont l'alimentation et le nettoyage une fois par semaine en prenant soins de ne les déranger que le temps nécessaire. Un bulleur assure l'oxygénation de
l'eau.
Durant tout le premier mois, une masse de charbon actif sera adjointe à la masse filtrante.
Vue du dessus, l'aspiration de l'eau se fait par le tuyau en bas à droite, le refoulement par celui en haut à gauche. Les deux tuyaux entre les bacs assurent la
circulation de l'eau d'un bac à l'autre...

Vue de devant. La différence de niveau d'eau et due à la puissance de la pompe qui est supérieure à la circulation de l'eau par les tuyaux communiquants.
Dés le lendemain de leur arrivée, des poissons sont mis à leur disposition. Grand soulagement, tous mangent sans problèmes et très rapidement retrouvent des rondeurs
habituelles.
Deux mois après leur arrivée, une cachette est installée dans le bac des juvéniles ainsi qu'une berge en liège dans chacun des deux bacs. La cachette a eu un succès
immédiat; la nuit, ils se hissent sur " l'îlot " flottant.

Les deux photos illustrent la plaie à l'œil et le premier repas d'un des nouveaux arrivant.
Après quatre mois de quarantaine, les animaux s'alimentent toujours correctement. Deux mues plus tard, la plaie à l'œil de l'individu sub-adulte se résorbe correctement.
La photo ci-contre a été prise en fevrier 2011. La plaie est bien cicatrisée.